Et c'est toujours la même rengaine, en te voyant l'aimer. J'ai mal, mais je m'interdis d'y penser. Evidemment je pourrais te traiter de tous les noms, te faire la gueule, te dire ce que j'en pense vraiment, ou te parler, tout simplement. Mais quand je te vois, et que tu me parles d'elle, ma voix s'en va. Alors je t'écoute, sans rien dire, j'aquiesce, je hoche la tête. Tu me parles d'elle. Je te vois en être si proche, la dévorer des yeux, l'aimer d'une façon étrange, mais l'aimer quand même. Tu lui accordes de l'importance elle t'obsède, tu me parles d'elle. Quand je pourrais briller, je dois m'éteindre et dans son ombre tu me ramènes car tu me parles encore d'elle. Finalement je ne sais pas à qui j'en veux le plus, à toi qui me parles d'elle, ou à moi qui t'écoute, à toi qui l'aimes, ou à moi qui suis naïve de croire qu'un jour tu lui parleras de moi.
Une artiste géniale -photo sans aucun rapport avec le texte. dernier jour de 2008, Laurie, ma chambre